Des agents IA autonomes, et nous dans tout ça ?
Focus de la lettre 14
Deux focus cette semaine avec II Agent et Antigravity pour leur fonctionnalités multiples regroupées en une application unique, rendues possibles par le déploiement d’agents.
Les agents pourraient être comparés à une équipe de sport avec leur capitaine qui, après analyse de la situation, ici notre instruction, va mettre en place une stratégie – souvent comme dans Antigravity appelée « planification” – pour atteindre l’objectif fixé. Pour ce faire, joueuses et joueurs, les agents, vont être déployés, chacune et chacun ayant un rôle précis.
L’équipe va agir tout ou en partie en autonomie, sans forcément que l’entraîneuse ou l’entraîneur, en l’occurence l’humain derrière la machine, n’intervienne.
Plus que sur le score final de l’équipe – le résultat proposé par l’application -, c’est sur cette autonomie que notre attention devrait certainement porter en priorité : le résultat peut être d’une grande qualité et ce dès la première itération, mais en a-t-on compris la génération et continuons-nous à chercher à la comprendre ?
Le terme anglais “agency” est employé en anglais pour ces agents, agency qui peut être traduit par “agentivité” (défini sur Wikipedia comme “propriété d’un individu, d’une machine ou d’un groupe d’être la source d’actions ayant des effets sur le monde”, terme qui parlera déjà à certaines et certains qui lisez ces lignes ;).
”Agentivité” est donc utilisé à la fois pour les humains et pour les machines : je pense que face à ces applications de plus en plus complexes et performantes, il nous appartient d’être vigilant pour, individuellement et collectivement, garder et exprimer pleinement notre agentivité sans laisser celle de la machine prendre toute la place…